BD Ambiance détendue

SOS Villages d’Enfants est engagé à assurer une prise en charge de qualité aux enfants qui vivent sans leurs parents et à ceux qui risquent de perdre la prise en charge parentale. Elle a la conviction que les enfants les plus vulnérables ont besoin de sta¬bilité affective et physique au sein d’un environnement familial et communau-taire pour se développer au maximum de leur potentiel. A ceux qui vivent sans leurs parents elle offre une prise en charge de remplacement dans des familles SOS, sous la responsabilité des mères SOS. Ces mères leur apportent amour, respect et sécurité. A leur tour elles reçoivent de l’organisation de la motivation et un développement de compétences. C’est ainsi que toutes les 47 mères et tantes des familles SOS du Togo se sont retrouvées du 11 au 14 septembre à Atakpamé pour un partage d’expérience dans la prise en charge des enfants.

Accolades et sourires ont marqué les premiers instants de cette rencontre que SOS Villages d’Enfants nomme « retraite des mères et tantes SOS ». La plupart se connaissent bien, elles demandent les nouvelles des unes et des autres. Une dizaine d’entre elles sont nouvelles et sont chaleureusement accueillies. Toutes ont à cœur le bien – être des bénéficiaires de prise en charge.

Les 3 jours de rencontre ont connu des discussions en plénière, en groupes et des entretiens individuels sur des sujets plus spécifiques à une mère ou à une tante. Le thème général retenu par les participantes était : « Mères et tantes SOS face aux nouvelles initiatives stratégiques de l’organisation ».

Ayant mis sur pied un comité de direction pour la retraite, les mères et les tantes SOS ont conduit elles – mêmes les débats. Elles ont exposé les difficultés qu’elles rencontrent dans la prise en charge des enfants.

Les constats ont portés sur cinq domaines : l’admission des enfants, leur santé, leur scolarité, leur protection et également les relations entre les mères et tantes. Cela a été l’occasion de rappeler les principes de l’organisation pour une prise en charge de qualité, d’apaiser les inquiétudes, d’encourager les pratiques ayant donné de bons résultats et d’appeler à la cohésion pour l’épanouissement des enfants. Les doléances n’ont pas manqué non plus. Les mères ont apprécié cette partie de la rencontre. « Certaines de nos inquiétudes ont trouvé des approches de solutions, d’autres sont programmées pour plus tard » a conclu Maman Akouvi de Lomé.

Les participantes à la retraite ont également effectué une découverte du programme SOS Villages d’Enfants Atakpamé à travers des visites qui les ont amenées à la maison de transit, le bloc administratif et les maisons intégrées de Kamina et d’Afeye Kpota. Elles ont pu noter la différence de cette configuration par rapport à celle des villages d’enfants SOS de Lomé, Kara et Dapaong où toutes les maisons familiales SOS étaient ensemble.

La fin de la retraite a connu un moment d’émotion ; chacune des mères et tantes SOS reprenait la route pour retrouver les enfants qui lui sont confiés et continuer ou amorcer la gestion de la famille, ragaillardie par ces 3 jours de retrouvailles. Pour les nouvelles comme Lada, recrutée pour Atakpamé, « cette retraite nous a aidées à mieux comprendre ce à quoi nous nous engageons et à profiter de l’expérience des aînées ». Pour la tante Géneviève de Dapaong, « un accent a été mis sur la mise en œuvre des droits de l’enfant, la discipline positive ». La maman Louise de Kara a de son côté apprécié « les encouragements et les conseils » des responsables surtout de la Directrice Nationale qui a participé aux travaux.

 

Illust La cuisine un point essentiel examiné par les mères Illust Vue densemble des participants